Dossier technique sur l’huile dans Pratique des Arts n°187
Fidèle à sa réputation d’excellence pédagogique, Pratique des Arts m’a confié la rédaction d’un grand dossier technique sur la peinture à l’huile.
Huit pages pour tout savoir, de la préparation des supports au travail en glacis. Découvrez ou redécouvrez tous les fondamentaux (ainsi que mes astuces !) pour maîtriser ce médium noble et intemporel.
Un dossier technique incontournable à découvrir dans Pratique des Arts n°187, juin-juillet 2026, p. 24-31.
Solo show à la galerie L’œil du huit du 11 au 24 mai 2026
Présentation par Guillaume Fabius, attaché de conservation du patrimoine et historien d’art.
Barbara Petit Lisy (née en 1977 dans les Hauts-de-France) présente en mai prochain à la galerie L’Œil du Huit une exposition personnelle autour du paysage. Le corpus réuni propose trois axes picturaux : naturel, urbain et industriel. L’artiste, qui a été distinguée par plusieurs récompenses — dont le premier prix de peinture professionnelle à la galerie L’Œil du Huit en 2025 — a récemment effectué une résidence à la Villa Il Palmerino, à Florence en Italie, d’où elle ramène des vues franches et sensibles, empreintes d’une réflexion mature sur sa pratique et son environnement.
Le paysage, chez Barbara Petit Lisy, relève en effet d’une élaboration où l’expérience sensuelle du motif se double d’un travail de condensation mémorielle. Ses lieux de travail — autant en plein air qu’en atelier, sur le motif ou d’imagination — deviennent des réflexions structurées sur le paysage, tradition longue dans laquelle l’artiste s’inscrit pleinement. Adepte des post-impressionnistes, elle convoque autant la construction cézannienne que l’héritage fauve d’André Derain et de Maurice de Vlaminck, tout en mêlant la sensualité chromatique et arcadienne de Pierre Bonnard. Sans pastiche, elle évoque ces maîtres tout en examinant les contemporains, à l’instar de la franchise de David Hockney ou de la spiritualité de Markus Lüpertz. Cet amalgame réussit à Barbara Petit Lisy, qui utilise les références historiques et actuelles pour se forger une œuvre esthétiquement riche et indépendante.
La nature est essentielle au genre du paysage, c’est pourquoi elle est omniprésente dans l’œuvre de Barbara Petit Lisy. Toujours vibrante, elle est travaillée de manière brossée afin de traduire au mieux la vie qui la traverse. Cette touche énergique mais gracieuse est alimentée par le choix de la palette de couleurs : la peintre n’essaie jamais de feindre un coloris fauve mais propose des couleurs tantôt vives, comme dans Le Jardin par beau temps, tantôt légèrement effacées, comme dans Le Gambon vu du pont. Elle se rapproche donc, par la palette, plutôt des paysages du cubisme primitif, de Georges Braque et de Pablo Picasso, respectivement, mais en n’oubliant jamais les leçons fauves et l’héritage des Nabis sur la touche et la construction du paysage.
L’artiste dépasse néanmoins la domination de la nature pour régulièrement retrouver des paysages urbains — allant du détail d’un bâtiment au cœur des arbres, implicite du Paradis caché, à un paysage urbain complet, que l’on trouve par exemple dans Lever de soleil sur la cathédrale de Valladolid. Naviguant habilement entre ces environnements, Barbara Petit Lisy offre autant de moments suspendus dans le temps, où hommes et femmes, qui parcourent le monde, deviennent sujets et acteurs de ces toiles. Que ce soit à travers la représentation d’une ruine, un touriste devant une sculpture publique de Nicolas Poussin, ou encore des promeneurs devant des monuments découverts à travers ses voyages, la présence humaine renforce et complète le travail paysager de la peintre, qui sait manier et intégrer subtilement un travail narratif à son œuvre.
Dans ses derniers travaux, Barbara Petit Lisy retrouve désormais sa terre natale et amorce une nouvelle série autour du bassin minier dans laquelle elle mêle sa maîtrise du paysage avec la reconnaissance d’un patrimoine matériel et immatériel, entre architecture industrielle et histoire sociale et économique française. L’artiste y déterre, à juste titre, un sujet personnel et sensible dont l’expression rend hommage à ses ancêtres et aux travailleurs asservis à l’extraction charbonnière. À l’instar des expressionnistes allemands du début du XXe siècle, elle emprunte les figures de l’enfance, comme dans Le Fils du mineur, afin de braver, par la jeunesse, les souvenirs douloureux de la modernité industrieuse dans le nord de la France. Le travail méticuleux de la touche du pinceau et de la palette, suggérant une photographie ancienne ou peut-être une vision onirique, souligne l’évolution de l’artiste, qui surpasse sa pratique et expérimente, avec réussite, vers un ensemble consciencieux. C’est donc le début d’un corpus hautement intime, mais dont l’histoire commune trouvera écho dans les œuvres de Barbara Petit Lisy et de ceux qui les regardent.
En contrepoint du corpus pictural paysager, l’exposition dévoilera quelques sculptures inédites centrées sur la figure humaine. Les bustes émaillés, dont les textures empruntent à l’expressivité d’Antoine Bourdelle, démontrent tout l’intérêt de l’artiste pour la matière artistique tout en explorant l’intensité de la figure et de la nature humaine, en prolongement de son regard rare sur son environnement ainsi traduit dans ses paysages, parfois habités, souvent parcourus. Elle explore par ailleurs toute la portée symboliste du travail du buste humain, dont les traits sont parfois simplement esquissés ou même absents : L’Homme fragile tient autant de Max Klinger que des travaux préparatoires d’Edgar Degas.
Ainsi, cette exposition à la galerie L’Œil du Huit célèbre la pratique picturale et plurielle de Barbara Petit Lisy, artiste qui maîtrise son art et ses références tout en sachant les réinventer, pour toujours expérimenter et découvrir de nouveaux moyens et sujets d’expression. C’est cette expressivité, en fin de compte, qu’il faut souligner chez l’artiste, qui ne cesse de créer pour raconter et refléter ce qu’elle voit, ce qu’elle vit et ce qu’elle aime.
Tours, avril 2026.
« L’essence de la Toscane » dans Pratique des Arts n°186
Le magazine Pratique des Arts a consacré un reportage de six pages à ma résidence artistique en Toscane en septembre 2025 (n°186, avril-mai 2026, p. 28-33).
Exposition vente caritative en faveur de l’Ukraine
Du 22 au 25 janvier 2026, à la galerie 3F, près de la butte Montmartre, j’ai participé, aux côtés d’une cinquantaine d’artistes, à une exposition vente au profit de l’association « Tous pour l’Ukraine, ALL4UA ».
Marché artistique à la galerie l’Aiguillage
Invitée par l’agence Lulia à participer à son marché artistique à la galerie l’Aiguillage, rue des Frigos, Paris-13e, les 6 et 7 décembre 2025.
Un week-end créatif et festif dans un lieu dédié à la création émergente.
Exposition personnelle à la librairie Chemin des arts
Dans le cadre des Portes ouvertes des ateliers d’artistes d’Anvers aux Abbesses, j’ai présenté un ensemble de paysages, de France et d’ailleurs, à la librairie artistique Chemin des Arts, dans le 18e arrondissement de Paris, du 11 au 15 novembre 2025.
Interview sur ma résidence de peinture à Florence
Lors de ma résidence artistique à Palmerino, j’ai eu le plaisir d’être interviewée par Grace Lucas pour un article consacré à mon travail durant ce séjour créatif.
Je vous invite à le découvrir via le lien en ci-dessous.
Interview dans le Réveil de Neufchâtel
Reportage paru dans le Réveil de Neufchâtel, édition du 14 août 2025, sur la 3e édition des Peintres aux jardins, le 9 août, à Mesnières-en-Bray, à laquelle j’ai participé.


